- 25 juin
Pourquoi remet-on l'heure du coucher à plus tard, alors qu'on est fatigué ?
- Moutassem
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Vous êtes fatigué. Vous savez que vous devriez aller vous coucher. Vous savez aussi que si vous restez encore une heure devant une série ou sur votre téléphone, le réveil de demain sera difficile.
Et pourtant, vous restez.
Encore dix minutes. Encore un épisode. Encore quelques vidéos. Et sans vraiment vous en rendre compte, il est minuit, une heure du matin, parfois plus.
Ce phénomène porte un nom : la procrastination du sommeil. C'est cette tendance à repousser le moment d'aller au lit, alors même qu'on sait qu'on a besoin de dormir.
La question que je vous propose d'explorer ici est simple : pourquoi fait-on cela ? Et surtout, qu'est-ce qui peut nous aider ? Car derrière cette habitude, il y a souvent trois profils différents — et vous vous reconnaîtrez peut-être dans un seul, ou dans plusieurs.
Le sommeil n'est pas un luxe
Avant d'entrer dans le « pourquoi », un rappel qui change tout.
Une étude publiée en décembre 2025 par des chercheurs de l'Oregon Health & Science University, dans la revue SLEEP Advances, est arrivée à un constat marquant : le manque de sommeil est apparu comme un facteur de longévité plus déterminant que l'alimentation, l'exercice physique ou l'isolement social. Seul le tabac avait une influence plus forte.
Son auteur principal, le chercheur Andrew McHill, a confié ne pas s'attendre à une corrélation aussi nette. Et la recommandation qui en découle est claire : viser sept à neuf heures de sommeil par nuit, autant que possible.
Autrement dit, le sommeil n'est pas une variable d'ajustement. Il touche notre énergie, notre humeur, notre mémoire, notre clarté mentale, notre système immunitaire, notre santé tout entière.
Et pourtant, même en sachant tout cela, beaucoup de personnes continuent de se coucher trop tard. Ce n'est pas forcément un manque de volonté, ni une question d'être « raisonnable » ou non. Le plus souvent, des mécanismes plus profonds sont à l'œuvre. Regardons-les.
Profil n°1 : la fatigue décisionnelle
Tout au long de la journée, nous prenons des décisions. Certaines importantes, beaucoup de minuscules : répondre à un message, organiser son travail, choisir quoi manger, gérer les enfants, régler un imprévu, anticiper la suite.
Or notre capacité à décider s'épuise au fil des heures. En fin de journée, l'autorégulation devient difficile. Le passage à l'action demande une énergie qu'on n'a tout simplement plus.
C'est souvent là qu'on se pose sur le canapé, téléphone à la main, une série en fond. On sait qu'on devrait aller se coucher. On sait qu'on a besoin de récupérer. Mais on n'arrive pas à se lever. On enchaîne une vidéo, puis une autre, porté par l'écran, dans une sorte de scrolling automatique, presque en mode « zombie ».
Ce n'est pas qu'on refuse d'aller au lit. C'est que se mettre en mouvement coûte trop cher à ce moment de la journée.
Ce qui peut aider. Plutôt que d'attendre la motivation de se lever, on réduit le besoin de décider. On pose une règle simple, qu'on n'a plus à négocier :
« Quand mon alarme sonne à 22h, je ne réfléchis pas. Je me lève. »
Et on enchaîne avec un petit rituel déjà prévu : mettre le téléphone à charger dans la cuisine, se brosser les dents, enfiler le pyjama, prendre un livre ou un magazine, lire dix ou quinze minutes au lit.
L'idée n'est pas de s'interdire à jamais la télé ou le téléphone — si l'envie revient ensuite, libre à vous. L'idée est d'interrompre l'automatisme. Une fois qu'on est sorti du canapé, qu'on s'est préparé, qu'on est dans le lit en train de lire et de se détendre, l'envie de retourner devant l'écran diminue souvent d'elle-même, et la fatigue se laisse enfin ressentir.
Profil n°2 : reprendre un peu de temps pour soi
Le deuxième profil repousse le coucher pour une autre raison : récupérer un peu de temps personnel. C'est très fréquent chez les parents, ou chez celles et ceux qui ont l'impression que leur journée ne leur appartient pas.
Je pense à une maman de deux jeunes enfants. Elle travaille toute la journée. Le soir, elle rentre, prépare le repas, s'occupe de la maison, des enfants, du coucher. Et c'est seulement vers 22h ou 22h30 qu'elle peut enfin souffler — parfois même, c'est là qu'elle peut enfin manger tranquillement.
À ce moment-là, même fatiguée, elle ressent un besoin très fort : avoir un moment à elle. Lire, regarder une série, ne plus répondre aux demandes des autres, retrouver un espace de liberté. Le problème, c'est que ce moment entre alors en concurrence directe avec le sommeil. Tant qu'il n'arrive qu'à 23h30, dormir donnera toujours l'impression de renoncer à sa liberté.
Ce qui peut aider. Essayer de glisser un vrai moment pour soi plus tôt dans la journée. Une demi-heure après le travail, un temps le matin, une pause l'après-midi, ou même quelques minutes de respiration avant de basculer dans les obligations familiales. Pas forcément deux heures : trente minutes vraiment nourrissantes peuvent déjà beaucoup changer.
La question à se poser n'est pas « comment m'occuper ? » ou « comment me distraire ? », mais : qu'est-ce qui me fait réellement du bien ?
Et si le seul créneau disponible reste le soir, alors mieux vaut l'intensifier plutôt que de l'étirer. Au lieu de deux heures passées passivement devant un écran : « Je prends trente minutes pour moi, mais je les prends vraiment. » Lire, écrire, écouter de la musique, prendre une douche chaude, s'étirer, méditer, ou simplement s'asseoir en silence. Le but n'est pas de supprimer ce besoin de temps personnel — au contraire, c'est de le respecter assez pour qu'il cesse d'être systématiquement pris sur le sommeil.
Profil n°3 : chercher à s'épuiser
Le troisième profil est plus subtil. Certaines personnes repoussent le moment d'aller au lit parce qu'elles ont peur de se retrouver éveillées, allongées dans le noir, à tourner en rond.
Je pense à une personne complètement décalée : elle se couchait vers 3h ou 4h du matin et passait une bonne partie de la nuit sur son téléphone. Elle m'a expliqué que si elle n'était pas totalement épuisée, elle ne pouvait pas s'endormir — et qu'elle redoutait d'aller au lit avant cet état, par peur de ruminer, de se sentir mal, de ne pas trouver le repos.
Vous avez peut-être déjà vécu cela : on est fatigué, on se couche, et le cerveau démarre. On repense au passé, on se projette, on tourne dans le lit, on sent une agitation intérieure. On est fatigué, mais pas assez épuisé pour s'endormir. Alors, inconsciemment, on décale le coucher jusqu'à tomber de sommeil, pour ne laisser aucune place aux pensées.
Le souci, c'est que cette stratégie entretient le problème. Plus on décale, plus le rythme se dérègle. Et plus on fuit le lit, plus le lit risque de s'associer à l'inconfort et à la rumination.
Ce qui peut aider. Deux choses.
D'abord, retrouver de la régularité. Se coucher et surtout se lever à des heures stables. Au début, se coucher plus tôt sera difficile — l'agitation sera là. Mais en gardant une heure de lever fixe, la fatigue s'accumule doucement et le sommeil finit par se recaler vers des horaires plus naturels.
Ensuite, et c'est le plus important, apprendre à calmer le système nerveux. Car derrière cette peur du lit, il y a souvent une difficulté à se sentir en sécurité dans le calme. Le corps est fatigué, mais le mental reste actif. Il ne suffit pas de « vouloir dormir » : il s'agit parfois de réapprendre au corps et au cerveau qu'il est possible de se poser.
Les ruminations du soir
C'est l'une des grandes causes de la procrastination du sommeil. On peut être épuisé physiquement, et mentalement très actif. Dès qu'on s'allonge, les pensées surgissent : ce que j'aurais dû faire, ce que j'ai mal dit, ce qui m'attend demain, ce que je dois prévoir, ce que je ressens et que je n'arrive pas à apaiser.
Ces pensées retardent l'endormissement, et peuvent aussi provoquer des réveils en pleine nuit. On se réveille à 2h ou 3h, et le mental redémarre. À la longue, cela fatigue le corps, entretient le stress, fragilise l'humeur — et donne l'impression que le sommeil est devenu un combat.
La bonne nouvelle, c'est qu'on peut apprendre à apaiser ce mécanisme.
Revenir au corps pour calmer le mental
Quand le mental s'agite, on essaie souvent de régler le problème avec encore plus de pensées. On analyse, on cherche des solutions, on tente de se rassurer, on se répète qu'il ne faut surtout pas penser. Et bien souvent, cela ne fait qu'alimenter l'agitation.
Il existe une autre voie : ramener doucement l'attention vers le corps. Sentir la respiration. Sentir le contact du corps avec le matelas. Observer les sensations physiques, revenir dans le présent, sans chercher à tout contrôler.
Le geste est simple, mais puissant. Au lieu de laisser toute l'énergie filer dans les pensées, on la ramène vers les sensations. Le corps commence à se relâcher, le système nerveux reçoit un signal de sécurité, et le mental peut peu à peu se calmer.
C'est exactement ce que permet la méditation lorsqu'on l'aborde de façon simple et corporelle. Il ne s'agit pas de faire le vide, ni de lutter contre les pensées. Il s'agit d'apprendre à revenir, encore et encore, vers le corps qui respire.
En résumé
Si vous repoussez le moment d'aller vous coucher alors que vous êtes fatigué, ce n'est pas forcément par manque de discipline. Vous vous reconnaissez peut-être dans l'un de ces trois profils :
La fatigue décisionnelle : vous savez qu'il faut aller au lit, mais vous n'arrivez pas à vous mettre en mouvement.
Le besoin de temps pour soi : la fin de soirée est devenue le seul espace personnel de votre journée.
La recherche d'épuisement : vous redoutez d'aller au lit trop tôt, de peur de ruminer et de tourner en rond.
Et dans chaque cas, des pistes simples existent : poser une règle automatique pour interrompre le scrolling, prévoir un vrai moment pour soi plus tôt dans la journée, retrouver des horaires réguliers, et apprendre à calmer le mental en revenant au corps et à la respiration.
Le sommeil n'est pas seulement une question d'heure de coucher. C'est aussi une question de rythme, de sécurité intérieure, et de relation à soi.
Si vous avez tendance à beaucoup ruminer le soir, je vous invite à découvrir la Vous êtes fatigué. Vous savez que vous devriez aller vous coucher. Vous savez aussi que si vous restez encore une heure devant une série ou sur votre téléphone, le réveil de demain sera difficile.
Et pourtant, vous restez.
Encore dix minutes. Encore un épisode. Encore quelques vidéos. Et sans vraiment vous en rendre compte, il est minuit, une heure du matin, parfois plus.
Ce phénomène porte un nom : la procrastination du sommeil. C'est cette tendance à repousser le moment d'aller au lit, alors même qu'on sait qu'on a besoin de dormir.
La question que je vous propose d'explorer ici est simple : pourquoi fait-on cela ? Et surtout, qu'est-ce qui peut nous aider ? Car derrière cette habitude, il y a souvent trois profils différents — et vous vous reconnaîtrez peut-être dans un seul, ou dans plusieurs.
Le sommeil n'est pas un luxe
Avant d'entrer dans le « pourquoi », un rappel qui change tout.
Une étude publiée en décembre 2025 par des chercheurs de l'Oregon Health & Science University, dans la revue SLEEP Advances, est arrivée à un constat marquant : le manque de sommeil est apparu comme un facteur de longévité plus déterminant que l'alimentation, l'exercice physique ou l'isolement social. Seul le tabac avait une influence plus forte.
Son auteur principal, le chercheur Andrew McHill, a confié ne pas s'attendre à une corrélation aussi nette. Et la recommandation qui en découle est claire : viser sept à neuf heures de sommeil par nuit, autant que possible.
Autrement dit, le sommeil n'est pas une variable d'ajustement. Il touche notre énergie, notre humeur, notre mémoire, notre clarté mentale, notre système immunitaire, notre santé tout entière.
Et pourtant, même en sachant tout cela, beaucoup de personnes continuent de se coucher trop tard. Ce n'est pas forcément un manque de volonté, ni une question d'être « raisonnable » ou non. Le plus souvent, des mécanismes plus profonds sont à l'œuvre. Regardons-les.
Profil n°1 : la fatigue décisionnelle
Tout au long de la journée, nous prenons des décisions. Certaines importantes, beaucoup de minuscules : répondre à un message, organiser son travail, choisir quoi manger, gérer les enfants, régler un imprévu, anticiper la suite.
Or notre capacité à décider s'épuise au fil des heures. En fin de journée, l'autorégulation devient difficile. Le passage à l'action demande une énergie qu'on n'a tout simplement plus.
C'est souvent là qu'on se pose sur le canapé, téléphone à la main, une série en fond. On sait qu'on devrait aller se coucher. On sait qu'on a besoin de récupérer. Mais on n'arrive pas à se lever. On enchaîne une vidéo, puis une autre, porté par l'écran, dans une sorte de scrolling automatique, presque en mode « zombie ».
Ce n'est pas qu'on refuse d'aller au lit. C'est que se mettre en mouvement coûte trop cher à ce moment de la journée.
Ce qui peut aider. Plutôt que d'attendre la motivation de se lever, on réduit le besoin de décider. On pose une règle simple, qu'on n'a plus à négocier :
« Quand mon alarme sonne à 22h, je ne réfléchis pas. Je me lève. »
Et on enchaîne avec un petit rituel déjà prévu : mettre le téléphone à charger dans la cuisine, se brosser les dents, enfiler le pyjama, prendre un livre ou un magazine, lire dix ou quinze minutes au lit.
L'idée n'est pas de s'interdire à jamais la télé ou le téléphone — si l'envie revient ensuite, libre à vous. L'idée est d'interrompre l'automatisme. Une fois qu'on est sorti du canapé, qu'on s'est préparé, qu'on est dans le lit en train de lire et de se détendre, l'envie de retourner devant l'écran diminue souvent d'elle-même, et la fatigue se laisse enfin ressentir.
Profil n°2 : reprendre un peu de temps pour soi
Le deuxième profil repousse le coucher pour une autre raison : récupérer un peu de temps personnel. C'est très fréquent chez les parents, ou chez celles et ceux qui ont l'impression que leur journée ne leur appartient pas.
Je pense à une maman de deux jeunes enfants. Elle travaille toute la journée. Le soir, elle rentre, prépare le repas, s'occupe de la maison, des enfants, du coucher. Et c'est seulement vers 22h ou 22h30 qu'elle peut enfin souffler — parfois même, c'est là qu'elle peut enfin manger tranquillement.
À ce moment-là, même fatiguée, elle ressent un besoin très fort : avoir un moment à elle. Lire, regarder une série, ne plus répondre aux demandes des autres, retrouver un espace de liberté. Le problème, c'est que ce moment entre alors en concurrence directe avec le sommeil. Tant qu'il n'arrive qu'à 23h30, dormir donnera toujours l'impression de renoncer à sa liberté.
Ce qui peut aider. Essayer de glisser un vrai moment pour soi plus tôt dans la journée. Une demi-heure après le travail, un temps le matin, une pause l'après-midi, ou même quelques minutes de respiration avant de basculer dans les obligations familiales. Pas forcément deux heures : trente minutes vraiment nourrissantes peuvent déjà beaucoup changer.
La question à se poser n'est pas « comment m'occuper ? » ou « comment me distraire ? », mais : qu'est-ce qui me fait réellement du bien ?
Et si le seul créneau disponible reste le soir, alors mieux vaut l'intensifier plutôt que de l'étirer. Au lieu de deux heures passées passivement devant un écran : « Je prends trente minutes pour moi, mais je les prends vraiment. » Lire, écrire, écouter de la musique, prendre une douche chaude, s'étirer, méditer, ou simplement s'asseoir en silence. Le but n'est pas de supprimer ce besoin de temps personnel — au contraire, c'est de le respecter assez pour qu'il cesse d'être systématiquement pris sur le sommeil.
Profil n°3 : chercher à s'épuiser
Le troisième profil est plus subtil. Certaines personnes repoussent le moment d'aller au lit parce qu'elles ont peur de se retrouver éveillées, allongées dans le noir, à tourner en rond.
Je pense à une personne complètement décalée : elle se couchait vers 3h ou 4h du matin et passait une bonne partie de la nuit sur son téléphone. Elle m'a expliqué que si elle n'était pas totalement épuisée, elle ne pouvait pas s'endormir — et qu'elle redoutait d'aller au lit avant cet état, par peur de ruminer, de se sentir mal, de ne pas trouver le repos.
Vous avez peut-être déjà vécu cela : on est fatigué, on se couche, et le cerveau démarre. On repense au passé, on se projette, on tourne dans le lit, on sent une agitation intérieure. On est fatigué, mais pas assez épuisé pour s'endormir. Alors, inconsciemment, on décale le coucher jusqu'à tomber de sommeil, pour ne laisser aucune place aux pensées.
Le souci, c'est que cette stratégie entretient le problème. Plus on décale, plus le rythme se dérègle. Et plus on fuit le lit, plus le lit risque de s'associer à l'inconfort et à la rumination.
Ce qui peut aider. Deux choses.
D'abord, retrouver de la régularité. Se coucher et surtout se lever à des heures stables. Au début, se coucher plus tôt sera difficile — l'agitation sera là. Mais en gardant une heure de lever fixe, la fatigue s'accumule doucement et le sommeil finit par se recaler vers des horaires plus naturels.
Ensuite, et c'est le plus important, apprendre à calmer le système nerveux. Car derrière cette peur du lit, il y a souvent une difficulté à se sentir en sécurité dans le calme. Le corps est fatigué, mais le mental reste actif. Il ne suffit pas de « vouloir dormir » : il s'agit parfois de réapprendre au corps et au cerveau qu'il est possible de se poser.
Les ruminations du soir
C'est l'une des grandes causes de la procrastination du sommeil. On peut être épuisé physiquement, et mentalement très actif. Dès qu'on s'allonge, les pensées surgissent : ce que j'aurais dû faire, ce que j'ai mal dit, ce qui m'attend demain, ce que je dois prévoir, ce que je ressens et que je n'arrive pas à apaiser.
Ces pensées retardent l'endormissement, et peuvent aussi provoquer des réveils en pleine nuit. On se réveille à 2h ou 3h, et le mental redémarre. À la longue, cela fatigue le corps, entretient le stress, fragilise l'humeur — et donne l'impression que le sommeil est devenu un combat.
La bonne nouvelle, c'est qu'on peut apprendre à apaiser ce mécanisme.
Revenir au corps pour calmer le mental
Quand le mental s'agite, on essaie souvent de régler le problème avec encore plus de pensées. On analyse, on cherche des solutions, on tente de se rassurer, on se répète qu'il ne faut surtout pas penser. Et bien souvent, cela ne fait qu'alimenter l'agitation.
Il existe une autre voie : ramener doucement l'attention vers le corps. Sentir la respiration. Sentir le contact du corps avec le matelas. Observer les sensations physiques, revenir dans le présent, sans chercher à tout contrôler.
Le geste est simple, mais puissant. Au lieu de laisser toute l'énergie filer dans les pensées, on la ramène vers les sensations. Le corps commence à se relâcher, le système nerveux reçoit un signal de sécurité, et le mental peut peu à peu se calmer.
C'est exactement ce que permet la méditation lorsqu'on l'aborde de façon simple et corporelle. Il ne s'agit pas de faire le vide, ni de lutter contre les pensées. Il s'agit d'apprendre à revenir, encore et encore, vers le corps qui respire.
En résumé
Si vous repoussez le moment d'aller vous coucher alors que vous êtes fatigué, ce n'est pas forcément par manque de discipline. Vous vous reconnaissez peut-être dans l'un de ces trois profils :
La fatigue décisionnelle : vous savez qu'il faut aller au lit, mais vous n'arrivez pas à vous mettre en mouvement.
Le besoin de temps pour soi : la fin de soirée est devenue le seul espace personnel de votre journée.
La recherche d'épuisement : vous redoutez d'aller au lit trop tôt, de peur de ruminer et de tourner en rond.
Et dans chaque cas, des pistes simples existent : poser une règle automatique pour interrompre le scrolling, prévoir un vrai moment pour soi plus tôt dans la journée, retrouver des horaires réguliers, et apprendre à calmer le mental en revenant au corps et à la respiration.
Le sommeil n'est pas seulement une question d'heure de coucher. C'est aussi une question de rythme, de sécurité intérieure, et de relation à soi.
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Prenez bien soin de vous et de vos proches. que j'utilise dans l'accompagnement Sommeil Serein. Elle vous permettra d'expérimenter concrètement ce retour vers le corps et la respiration, pour apaiser l'agitation du mental et favoriser l'endormissement.
Prenez bien soin de vous et de vos proches.